FELLAG

Création

3 MARS > 30 AVRIL 2004
du mercredi au samedi à 20h30,
dimanche à 15h30
relâche lundi et mardi sauf mardi 6 avril
Grande salle Oleg Efremov, Petite salle

de et par Fellag

avec la complicité artistique de Patrick Sommier

Lumière Pierre Setbon

Coproduction MC93 Bobigny, ASTÉRIOS PRODUCTIONS

Avec le soutien de L'Union Européenne / Fonds européen de développement régional

Le spectacle aura lieu dans la Grande salle Oleg Efremov ou dans la Petite salle

du 3 au 28 mars 2004
Petite salle
du 31 mars au 30 avril 2004
Grande salle Oleg Efremov
Reset
Up
Down
Informations utiles
durée : 1h30 sans entracte
 
Télécharger (format PDF) :
La fiche spectacle
Le dossier de presse
 
Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
Reset
Up
Down
 
Reset
Up
Down
autour du spectacle
A écouter
  Chaque fin de semaine, France-Culture offre une chronique de cinq minutes à Fellag. Tous les dimanche à 11h55 sur France Culture, dans Les 1001 histoires de Fellag
  Retrouvez Fellag le 8 mars dans l'émission "Charivari" de Frédéric Bonnaud, lundi 8 mars 04 à 18h15.
  C'est pas dramatique, l'émission de José Arthur en compagnie de Fellag, le samedi 27 mars à 18h10 sur France Inter
   
Rencontres
 

samedi 13 mars à 16 h
Fnac Ternes 13-17 rue Bayen 75017 Paris

  samedi 27 mars à 16 h
Espace rencontres Fnac Montparnasse (1er étage)
136 rue de Rennes 75006 Paris
   
A lire ou à relire
  Le dernier chameau et autres histoires

Editions Jean-Claude Lattès
  Rue des petites daurades
Editions Jean-Claude Lattès, 2001
  C'est à Alger (nouvelles)
Editions Jean-Claude Lattès, 2002
 

Comment réussir un bon petit couscous
Editions Jean-Claude Lattès,2003

   
A paraître
  à l'automne 2004 L'allumeur de rêves berbères
Editions Jean-Claude Lattès
   
A voir ou revoir
  de et avec Fellag
Un bateau pour l'Australie
 DVD, Warner Vision, 2002
   
A lire sur internet
  A la recherche d'une entente disparue, article de de Laurent Rousseau, Le journal de Théâtreonline
  Fellag et les siens, article de Maya Larguet Altérités.com
   
   
 
Reset
Up
Down
© Michel Gantner
Reset
Up
Down

A Tizi-Ouzou, dans les années soixante, le public populaire du cinéma Le Régent (ciné-club le jeudi) venait de tous les coins de la ville découvrir des films du monde entier : films franÁais, américains, égyptiens, italiens, russes, indiens... Un voyage sans frontières pour ces spectateurs fidèles parmi lesquels un jeune adolescent qui peuple ses rêves et ses fantasmes des images de l´écran ! Une fois la séance terminée, il s´en va raconter aux parents et amis, avec une imagination débordante, les histoires que le cinéma lui a fait découvrir et aussi les réactions des spectateurs, le bruit de la pellicule qui casse, les jurons du projectionniste... "J'étais timide et les films muets m´ont donné la parole." L'Algérie est en guerre, mais pour l´adolescent que Fellag fait aujourd´hui revivre, et c´est lui bien sûr, le monde est avant tout celui de l´imaginaire romanesque. Souvenirs merveilleux de mille petites choses du quotidien, de personnages Ètonnants et contradictoires. Des premiers émois sensuels, à la vision de Sylvana Mangano, à la prise de conscience (amusée) des clichés véhiculés par le cinéma occidental sur le monde oriental, (dialogue de l'esquimau et du loukoum), le héros de Fellag nous invite au voyage, entouré de tous les personnages de son cinéma personnel. Le reste est une histoire d´humour, qui sera toujours le meilleur remède à l´Histoire (avec un grand H), de rire pour parler des douleurs de l´existence, et de chameau pour nous emmener loin, mais pas trop.

Reset
Up
Down

Mohand Saïd Fellag est né en 1950 dans la Djurdjura en Kabylie dans le village de Port Gueydon, aujourd'hui Azzefoun. Il a quatre ans le 1er novembre 1954 lorsque commence la guerre d'Algérie. Il parle le Kabyle.
A huit ans et demi, il entre à l'école primaire, à Alger. Il y apprend le français, et en profite pour apprendre (dans la rue) l'arabe dialectal.
C'est un monde à la Dickens qui, lorsqu'il découvrira le cinéma, à Tizi Ouzou deviendra celui des « Grandes Espérances »... Un professeur d'anglais l'initie au théâtre. Il lit Molière, Corneille, Shakespeare. Et va au cinéma tous les jeudis. Au collège, à Tizi Ouzou, madame Haouche, une Française mariée à un Kabyle, a ouvert un cours d'art dramatique en français. On dit les textes sans accent. Ces leçons lui permettent de préparer l'Ecole d'art dramatique d'Alger et il répète deux scènes : une de comédie, une de tragédie. Sa mère achète un tourne-disque, un Tepaz d'occasion et pendant six mois il écoute Le Cid.  Au concours, il y a 18 places pour 400 candidats. Jean-Marie Boeglin qui fait passer les auditions demande à Fellag de recommencer les stances du Cid comme si c'était pour ses copains de Bab-el-oued. Fellag est reçu. En 1968, il entre à l'école de théâtre d'Alger pour quatre ans. Dorina Bentamar, professeur d'improvisation, lui apprend tout ce qu'il ne faut pas faire. Puis il suit l'enseignement de Maurice Sauvageot qui le révèle à lui-même et lui donnera même un surnom : "Dullin" ! Il lit Aristophane, Eschyle, Plaute, Euripide et découvre le théâtre de l'absurde, Jarry, Beckett, Ionesco...
De 1973 à 1977, il est comédien dans plusieurs théâtres en Algérie. De 1978 à 1985, il participe à plusieurs expériences théâtrales, en France, au Canada, aux Etats-Unis et, de retour en Algérie, en 1985, il est engagé par le Théâtre national algérien et interprète le rôle principal dans L'Art de la comédie d'Eduardo de Filippo. En 1986, il joue Le Costume blanc couleur glace à la noix de coco de Ray Bradbury.
En 1987, il crée Les Aventures de Tchop, son premier one-man-show et tourne plusieurs films pour le cinéma et la télévision. En 1989, se créent en Algérie des dizaines de partis politiques. Fellag crée Cocktail Khorotov.
En 1990, c'est la montée en force du mouvement islamiste. Il crée SOS Labès. Le 12 juin, le FIS emporte haut la main aux élections municipales. En 1991, l'activisme islamiste gagne tout le pays. Création d'Un bateau pour l'Australie-Babor Australia. Ce spectacle lui a été inspiré par une rumeur selon laquelle un bateau avait été affrété par les australiens pour les chômeurs algériens et qu'on leur offrait là-bas un emploi, un logement et un kangourou. La rumeur prit une telle ampleur que des foules se présentèrent à l'ambassade d'Australie pour demander un visa. Cette crédulité révèle la profondeur du désarroi des Algériens.  Cette pièce a été jouée 300 fois en Algérie. La même année, il met en scène Sinnni, une adaptation en kabyle des Émigrés de Mrozek au théâtre de Bougie. En décembre, les élections législatives sont annulées après le raz-de-marée islamiste.  En 1992, des manifestations organisées par les militants du FIS tournent à l'émeute.
Tournée d'Un bateau pour l'Australie. Des milliers d'ctivistes islamistes sont arrêtés et déportés dans des camps de concentration, dans le désert. Le 29 juin, le président Boudiaf est assassiné sur la scène de la maison de la culture d'Annaba où Fellag était programmé avec Un bateau pour l'Australie le 3 juillet, quatre jours plus tard. Commence alors une ère de violence et d'assassinats. 1993 : en mai, Tahar Djaout, écrivain et poète francophone, journaliste démocrate et anti-intégriste, est assassiné. Ce meurtre est le premier d'une série sans fin. Fellag prend des notes qui fourniront plus tard la matière de Delirium. En septembre, il est nommé directeur du théâtre de Bougie. A la fin de 1993 et au début de 1994, la violence atteint son paroxysme. Il crée Delirium la même année en Tunisie où il vient de s'établir. La pièce partira ensuite pour la France, le Canada, les Etats-Unis.
Février 1995 : il arrive en France, il joue Delirium et écrit la première mouture de Djurdjurassique bled.
1996 :  il joue dans Les Fils de l'amertume de Slimane Benaïssa, co-mis en scène par l'auteur et Jean-Louis Hourdin. 1997 : reprise de Djurdjurassique bled en français. Il tourne dans Le Gone du chaâba, le film de Christophe Ruggia. Mars 1999 : il recrée Un bateau pour l'Australie à la MC93 et parcourt toute la France avec le spectacle. En 2001, il tourne Fleur de sang avec Tanner et Mézières. En 2002, Fellag met en scène La boqala, poèmes et musique de la casbah d'Alger à la MC93 Bobigny. En 2003, ses textes tirés de Ché bella la vita sont mis en scène par Hugues Massignat au TILF. La même année, il écrit et interprète l'Opéra d'Casbah mis en scène par Jérôme Savary à l'Opéra Comique. Il tourne la même année, Résidence Mozart de Malik Chibane avec Anémone, Jackie Berroyer et Frédéric Dienfenthal, sortie prévue en 2004. Fellag rencontre à chacun de ses spectacles un grand succès public et une reconnaissance professionnelle dont témoignent les nombreux prix qu'il a reçus ces dernières années. En 1998 Prix du syndicat de la critique. En 2003 Prix Raymond Devos et Prix de la SACD de la Francophonie. En 2001 il publie son premier roman Rue des petites daurades chez Jean-Claude Lattès, viendront ensuite C'est à Alger Lattès 2002, Comment réussir un bon petit coucous Lattès 2003. Seront publiés en 2004, le texte de son nouveau spectacle Le dernier chameau et un roman, L'allumeur de rêves berbères. l tient depuis septembre 2003 une chronique hebdomadaire sur France-Culture « Les Mille et Une Histoires de Fellag »

Reset
Up
Down
les artistes
Fellag, Algeriades.com
 Fellag par Tewfik Hakem ( rediffusion du 21-25 avril 03), France Culture / A voix nue.
 
La saison prochaine
 
   
   
Reset
Up
Down
retour accueil